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Nouveau Mercedes Sprinter 210 CDI 95 euro5 - 7CV - 7.5 m3

Après un changement de forme opéré en 2006, le Mercedes Sprinter change sur le fond. Nouveau moteur et nouvelle boîte de vitesses lui permettent d’être à la fois moins polluant et plus économique à l’usage.
Ce n’est pas du côté de la cellule de chargement que le nouveau Sprinter se distingue. Celle-ci reste en effet classique. Grâce à un marchepied (en série), on y accède aisément malgré un seuil plus haut que la plupart des concurrents, propulsion oblige. Même critique envers l’ouverture de la porte latérale qui offre un peu plus qu’un mètre de dégagement, ce qui est dans la moyenne basse. Et pour grimper à l’intérieur par cette ouverture, une poignée est à disposition : appréciable même si une marche évite d’avoir à trop lever le pied. La finition intérieure est d’un bon niveau avec des gaines de protections plastiques de tous les fils électriques d’alimentation des feux. Au-delà du côté esthétique, ils sont ainsi à l’abri de tout incident. Huit crochets, deux en bas de la cloison de séparation et six au sol, sont à disposition pour arrimer le chargement.
En revanche, le changement de mécanique qu’a réalisé Mercedes pour son Sprinter est de ceux qui doivent être salués. En effet, non seulement le véhicule devient plus respectueux de l’environnement en se pliant à la nouvelle norme euro 5, mais en plus il le fait sans perdre son brio et en devenant plus sobre. De plus, cette évolution porte l’intervalle entre les vidanges à 40 000 km et celui entre les visites de maintenance à 80 000 km (voire 100 000 km selon les conditions d’utilisation).
Un nouveau bloc
La version 95 ch de ce nouveau bloc (qui est par ailleurs monté sur les voitures Classe C, E et GLK dans d’autres cylindrées et puissances) essayé ici est tout à fait à sa place sous le capot du Sprinter. S’il n’est pas le plus puissant du marché, il dispose d’un couple important et, surtout, disponible à son maximum entre 1 400 et 2 400 tr/min. Ainsi, dès les premières sollicitations, il répond présent. Très linéaire, le bloc est très sympathique à conduire. C’est d’autant plus vrai qu’il est associé à une nouvelle boîte de vitesses ECO Gear qui participe pour beaucoup à l’agrément général de conduite. Déjà, sur le rapport le plus long, la vitesse de rotation du moteur est très réduite. Ainsi, en évoluant à 100 km/h, le compte-tours n’affiche pas plus de 2 000 tr/min. C’est bien évidemment synonyme de réduction importante des vibrations (doté d’arbre d’équilibrage, le moteur est à la base d’un excellent niveau dans ce domaine) mais aussi de consommation minimale. Il est ainsi facile, sans s’énerver sur la pédale d’accélérateur, de descendre sous la barre des 9 litres aux 100 km en usage mixte. Revers de la médaille de ce sixième rapport relativement long : les relances sont un peu délicates, surtout en charge. En cas de besoin, un rétrogradage s’impose pour disposer de plus de reprise. Geste que le conducteur n’aura aucun mal à faire car la commande de boîte est agréable et précise. Le débattement du levier de changement de vitesses permet d’engager rapidement le bon rapport. C’est également appréciable au démarrage car les changements de vitesses sont plus fréquents en raison d’une première très courte. Si cela permet de s’arracher sans aucun problème, à vide comme en charge, il faut quasi immédiatement passer le second rapport. Il faut même faire relativement attention à ne pas avoir le pied droit trop lourd car, sans chargement, l’antipatinage ASR de série vous rappellera vite à l’ordre.
Une sécurité optimale
En plus de ce système, le Sprinter Euro 5 reçoit un panel d’équipements de sécurité appréciable : l’ABS, bien sûr, mais aussi, l’amplificateur de freinage d’urgence. Ce dernier fournit, lorsque le conducteur actionne rapidement et avec force la pédale de frein, la pression maximale dans le circuit de frein. Ce qui permet de réduire au maximum la distance de freinage. Mais surtout, le Sprinter est désormais doté du contrôle de stabilité ESP qui limite la prise de roulis en réduisant le couple moteur et en freinant conjointement les roues. A noter qu’en prenant le dispositif d’attelage, ou un pré-équipement, l’ESP intègre alors la fonction de contrôle de stabilité de la remorque. Le système n’est toutefois pas trop intrusif dans la conduite et n’intervient pas trop souvent. Il n’y a rien à redire sur l’efficacité du freinage ni sur son endurance et la sensation à la pédale est bonne et permet un dosage précis.
Un confort unique
Sur la route, le Sprinter se montre très agréable et confortable. Le siège conducteur assure un bon maintien et un amortissement appréciable. La mécanique se montre discrète, tant par l’absence de vibration que par son bruit… sauf quant on grimpe dans les tours. Un bémol également concernant l’aérodynamique. En effet, à partir de 110 km/h, les bruits d’air commencent à se manifester en provenance des rétroviseurs. La grande taille de ces derniers devient cependant un avantage lors des manœuvres car ils procurent une très bonne visibilité vers l’arrière. C’est d’autant plus appréciable que le Sprinter est maniable avec une direction agréable, précise et bien assistée. Elle permet d’effectuer les manœuvres sans fatigue et procure un diamètre de braquage raisonnable, inférieur à celui de la plupart de ses concurrents.
La cabine, spacieuse, est bien agencée. Les matériaux sont de qualité et semblent très résistants. Les trois grands espaces de rangement aménagés sur la partie supérieure de la planche de bord sont bien conçus. Tous sont capables de recevoir des documents de grands formats. Le conducteur et les deux passagers disposeront alors de leurs dossiers sous la main sans avoir besoin de se déranger mutuellement. Idem pour les espaces en capucine côté conducteur et passager ainsi que pour les bacs des portes. Larges, ces derniers peuvent recevoir une grande bouteille d’eau. La console centrale, qui paraît dénudée, se montre conviviale à l’usage. Les commandes sont agréables à manipuler. Seul le bouton d’allumage des feux de détresse est peu moins accessible pour le conducteur, qui est gêné par le levier de vitesses. Enfin, notre modèle d’essai recevait l’option volant multifonctions doté des commandes de la radio, de l’ordinateur de bord mais aussi du kit main libre Bluetooth.
Conclusion
Avec ce nouveau groupe motopropulseur, le Sprinter se distingue en matière d’agrément et de confort à l’utilisation. Mais tout cela à un prix.
Texte par Y. Martin
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