La voiture aux deux visages
Sixième génération de BMW Série 5, la F10 ne laisse rien au hasard pour devenir la nouvelle référence du segment. Alors, pari réussi ?
En montant à bord de cette nouvelle génération de Série 5, on remarque tout de suite les efforts du constructeur en matière de finition. Les matériaux sont plus avenants et, surtout, aucun n’a été oublié comme ça avait été le cas sur sa devancière. Avec cette réalisation de haut niveau, BMW, jusqu’alors légèrement distancé de ce côté, revient dans la course à la qualité. Une fois installé au volant, on sera aussi surpris par son agilité et sa facilité de conduite que sa capacité à gérer toutes les situations.
C’est le moment de remercier les quatre roues directrices qui confèrent une excellente maniabilité et le châssis actif dont la dureté s’adapte au style de conduite pour une tenue de route optimale.
Le conducteur peut par ailleurs sélectionner le mode qu’il préfère : normal, confort, sport… Le confort, d’un excellent niveau, est également un point fort de la voiture, tout comme l’insonorisation qui permet d’évoluer dans une atmosphère très sereine. Les passagers seront très bien lotis et disposent de sièges confortables,assurant un maintient irréprochable. Dans cette version, le conducteur dispose d’une multitude de réglages, dont la longueur d’assise variable qui garantit une position de conduite exemplaire. À noter que, pour éviter de « jouer » trop souvent avec les réglages, trois positions peuvent être enregistrées.
Double face
Pour les performances, le six cylindres en ligne, une architecture traditionnelle pour BMW, affiche deux visages : l’un pour rouler au quotidien, l’autre pour satisfaire ceux qui en veulent plus. En effet, si on pousse à bout, le moteur ne demande que cela et se montre volontaire. L’accélération est surprenante et les reprises vives. On oublie rapidement qu’il est alimenté au gazole.
En conduite rationnelle, il est tout aussi séduisant avec une rondeur de fonctionnement appréciable. Sa puissance, disponible dès les plus bas régimes, et son couple maxi, étalé sur une large plage de régimes, permettent une conduite souple, sans à-coups et en toute sérénité. Cela est d’autant plus vrai que cette version est dotée d’une boîte de vitesses automatique à 8 rapports très douce et agréable… en roulant mais moins à la commande. Car, cette boîte « à l’américaine», impose moult étapes pour engager un rapport : freiner, appuyer sur le bouton libérateur…Des actions qui évitent certes toute mauvaise manipulation mais un peu pesantes quand on n’a pas l’habitude. Heureusement qu’elles ne doivent être réalisées qu’au moment du démarrage !
Technoparade
À bord de la Série 5 F10, le moins que l’on puisse dire c’est que le conducteur n’est pas livré à lui-même. Un florilège d’équipements vient en effet l’assister, le guider, prendre soin de son confort, l’avertir ou encore le reprendre dans ses excès. Du jamais vu dans ce niveau de gamme: vision de nuit, affichage tête haute, avertisseur de distance de sécurité, avertisseur d’angle mort, avertisseur de chevauchement de ligne, régulateur automatique de vitesse, ABS, ESP, direction active, quatre roues directrices, suspensions réglables, etc. Autant d’équipements qui apportent une aide précieuse au conducteur. Heureusement, bon nombre d’entre eux sont déconnectables. Car, parfois, le mieux est l’ennemi du bien. À commencer par l’affichage tête haute (qui devient un peu « chargé » lorsque tous les systèmes sont en services). 
En outre, sans réglage en hauteur, il est parfois difficile de lire tous les paramètres affichés selon la position de conduite. Idem pour l’avertisseur de changement de file ou de distance de sécurité. À noter que la gestion de tous ces systèmes demeure assez simple. La commande centralisée sur un bouton rotatif est assez intuitive. En outre, le conducteur dispose de nombreuses commandes au volant pour gérer le régulateur de vitesse adaptif, le téléphone, la radio…
Bilan
Ange ou démon, cette nouvelle Série 5 monte d’un cran en matière d’agrément de conduite, de performance et de qualité de fabrication(ce qui était reproché à sa devancière).Le niveau d’équipement de cette version haut de gamme complète le tableau. Elle devient ainsi la nouvelle référence du segment devançant ses concurrentes directes comme les Mercedes Classe E et Audi A6. Le pari est bel et bien tenu.
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